Les vacances : bonne période pour arrêter de fumer ?

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Le Dr Charles Brahmy, pneumologue, allergologue et tabacologue à Paris, membre du conseil scientifique de la Mutualité Française, confirme : "On croit que les vacances sont une période propice parce qu'on se dit que, loin du stress, on sera mieux armé pour résister à la tentation d'en "griller une". Ce n'est pas si simple. Les congés sont souvent synonymes de sorties nocturnes, de réunions conviviales entre amis... Les occasions de fumer sont légion !"

Ce spécialiste pointe également "le risque de replonger dès le retour dans son environnement socioprofessionnel habituel". En fait, "le meilleur moment pour arrêter de fumer, c'est celui que vous choisissez en fonction de votre motivation propre. Il n'y a pas de règle", résume-t-il.

 

Quand vous vous sentez prêt...


Comment déterminer ce bon moment ? Cela peut être la période des vacances si, par exemple, la pratique d'un sport vous aide à supporter l'absence de cigarette... et si vos amis ne sont pas fumeurs. La consommation de Bruno, 31 ans, informaticien, dépend beaucoup de son entourage. "Lorsque je pars seul avec mon épouse, non fumeuse, je fume moins. Mais si je suis au milieu de fumeurs, tout est prétexte à allumer une cigarette : apéritif, discussion autour du café en terrasse...", reconnaît-il.

Mais vous pouvez aussi vous sentir mieux pour arrêter au travail si vos collègues ne fument pas : ils auront tendance à vous encourager. "Le bon moment, reprend le Dr Brahmy, c'est celui où vous vous sentez prêt à supporter la privation. Tout le reste importe peu."

L'exemple de Laure en atteste : "Un an après mon premier échec, j'ai réduit ma consommation puis j'ai arrêté totalement, raconte-t-elle. Les quinze premiers jours, c'était dur : j'avais l'impression de ne plus savoir travailler. Et je toussais sans arrêt : un comble ! Mais ensuite, j'ai commencé à mieux respirer. Aujourd'hui, ça fait treize mois... et j'ai l'intention de continuer !"


S'arrêter de fumer est un donc un « chemin » vers un nouvel état. Voici 5 étapes qui peuvent vous y aider :

 

ETAPE N°1 : L'envie de changer

S'arrêter de fumer commence bien avant la dernière cigarette. Tout démarre par une prise de conscience. Ras le bol de se sentir dépendant ? Inquiétude pour sa santé ? Influence de l'entourage ? Les conditions peuvent être multiples. Ce qui prédomine généralement est l'envie simple et spontanée de changer, d'en finir avec sa routine de fumeur pour devenir une « nouvelle personne ». Un projet motivant de modifier le cours de sa vie prend alors forme.

 

ETAPE N°2 : Les bonnes raisons

Arrêter sa consommation de tabac ne doit pas être un caprice passager mais se fonder sur des raisons profondes. Selon sa situation et son tempérament, chacun trouvera une ou des motivations. Les motifs ne manquent pas : faire des économies d'argent, montrer le bon exemple à ses enfants, cesser d'importuner ses amis non-fumeurs...

 

ETAPE N°3 : S'arrêter

Pour la dernière cigarette : pas de cérémonial. Mais selon votre tempérament, n'hésitez pas à vous fixer une date-clé (anniversaire...) un peu à l'avance.

S'arrêter de fumer est un geste évident qui consiste à décider de ne plus allumer la cigarette suivante. Vous passez alors symboliquement du statut de fumeur à celui de non-fumeur en un instant

Néanmoins, pour votre dernière cigarette, choisissez une période propice. Par exemple, plutôt en début de journée. Evitez de prendre votre décision « sur un coup de tête » ou lors d'une période stressante sur le plan moral.

 

ETAPE N°4 : Le sevrage

Le plus dur commence : le sevrage. Les effets de la dépendance physique à la nicotine commencent à s'estomper progressivement après quelques semaines. En revanche, les effets de la dépendance comportementale peuvent se prolonger plus longtemps, voire ne jamais complètement disparaître.

Pour passer ce cap délicat, les meilleures techniques restent encore à ce jour les substituts nicotiniques vendus en pharmacie, sous forme de gommes à mâcher ou de patchs. Contrairement à une cigarette dont la nicotine agit par pics rapides (la substance atteint le cerveau en 7 secondes et est pleinement délivrée à la fin de la cigarette), les substituts diffusent leur substance lentement (il leur faut 30 mn pour atteindre le cerveau), ce qui aide le corps à se déshabituer. Ils sont particulièrement utiles dans les premières semaines, ensuite il s'agit davantage de combattre la dépendance dite « psychologique » que « physique ».

Sur prescription médicale, certains fumeurs peuvent aussi essayer des traitements de type Buproprion.

 

ETAPE N°5 : Profiter de sa nouvelle vie !

Les sensations négatives et immédiates liées au tabac s'estompent au bout de quelques jours. Le rythme cardiaque diminue, l'odorat et le goût réapparaissent. Pour concrétiser sa nouvelle vie de non-fumeur, se lancer dans de nouvelles activités sportives ou récréatives aide à maintenir sa résolution. Elles permettent notamment de compenser l'absence de tabac par un autre centre d'intérêt. Un seul mot d'ordre : profitez de la vie !

 

Pour vous aider à préparer un plan d'action pour arrêter de fumer, cliquez ici.

 

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